Duteurtre.com  
Romans
+ A nous deux Paris
+ A propos des vaches
+ Chemins de fer
+ Drôle de temps
+ Gaieté parisienne
+ L'Ordinateur du Paradis
+ L'été 76
+ La Cité heureuse
+ La Rebelle
+ La nostalgie des buffets de gare
+ La petite fille et la cigarette
+ Le retour du Général
+ Le voyage en France
+ Les malentendus
+ Les pieds dans l'eau
+ Livre pour adultes
+ Service Clientèle
+ Tout doit disparaître

 


Essais
+ Ballets Roses
+ L'Opérette en France
+ Polémiques
+ Pourquoi je préfère rester chez moi
+ Requiem pour une avant-garde

 


Nouvelles, extraits
+ Extraits en anglais

 


Couvertures des livres
Essais Romans

 


Presse internationale
+ Belgique
+ Canada
+ Espagne
+ GB/USA
+ Italie

 


Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
341 Abonnés

Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne


Vu par - Yann Moix

Elle, 24 février 2003

CHER BENOÎT DUTEURTRE,

Je viens d'achever la lecture de l'édition Folio « revue par l'auteur » de « Tout doit disparaître », paru la première fois il y a dix ans. C'est un livre parfait, comme il existe des figures géométriques parfaites. La violence y est limpide, incroyablement calme. Vous y narrez vos débuts de journaliste musical à Paris, l'horreur de la vie de pigiste, les humiliations mondaines et aussi votre peur d'aimer. Vous prétendez hésiter entre deux sexes, mais c'est surtout l'amour qui vous fait peur, avec ses obligations, ses mécanismes, ses habitudes. Votre névrose, ce n'est pas le passé, mais ce qui, dans le présent, subsiste du passé. Ce n'est pas le temps perdu, ni retrouvé, mais le temps enfoui. Cette Belle Epoque qu'on lit encore, qu'on devine un peu (de moins en moins) à travers les briques, les rues, les monuments. Vous faites comme si. Comme si Offenbach et Haussmann, comme si Reynaldo Hahn et Proust étaient encore vivants. Vous vous réfugiez à la campagne ou au Balajo, ces lieux où le XXI siècle ne veut rien dire. Mais, étrangement, vous êtes tourné vers le passé non comme un passéiste, mais comme un visionnaire. Avec vous, le passé redevient neuf. Vierge. Et Debussy tutoie Steve Reich ; Ravel écoute James Brown ; Barry White est le meilleur ami de Stravinsky. Tout, donc, n'a pas disparu. Pas même les vrais écrivains. Franchement, vous m'étonnerez toujours, Benoît.

YANN MOIX


Date de création : 22/07/2005 @ 19:04
Dernière modification : 22/07/2005 @ 19:04
Catégorie : Vu par
Page lue 4877 fois


Prévisualiser la page Prévisualiser la page     Imprimer la page Imprimer la page


Vu par
Vu par

 


Benoît Duteurtre
Biographie Portraits

 


A écouter
A écouter

 


Etonnez-moi Benoît
France Musiques - Ecoutez les dernières émissions

 


Recherche





Ecrivez à Benoît Duteurtre

Photos


^ Haut ^

GuppY - http://www.freeguppy.org/    Site créé avec GuppY v4.5.17 © 2004-2005 - Licence Libre CeCILL

Document généré en 0.27 seconde